Sable insaisissable glisse entre tes doigts
La peau trop lisse pour tenir le fil du mouvement
Coincé entre les quatre murs du vent
Ce rêve destructeur de s’ériger en roi
Nous vivons dans l’ère morbide
D’un défilé mécanique
Plaqués sur la rive de nos rides livides
Si près du froid au pôle arctique
Un étau obèse contraint ta respiration
Prive les yeux du regard innocent
Alors hagard de ville en nation
La félicité s’éteint sans foyer ardent
J’ose tenter une invitation
A la rupture confiante
Aux normes chantées de ma révolution
Dictées par la voix de l’étoile filante
Comptant en années lumière
La clarté parfaite d’une vie
Eclate les lambris du trio délétère
Passé présent futur happé par l’oubli
Partant l’immédiate factualité
Gonfle de joie salvatrice
Ton corps affamé d’âpreté
Son pas est pris sur l’horreur du calice
Libéré de ces infamies
Le puit du jardin sans fond
T’ouvre ses ressources infinies
Au cœur même de mon aimable tourbillon |