Jean-Luc
Attache-moi, idiot
Dialogue téléphonique fictif faisant suite à un ligotage cérébral.
Protagonistes : Laure, chasseuse de cool (cf. identification des schémas)
Jean-luc, rêveur en glissade sur l'écume des jours (cf. L'idiot de D.)
- Laure ?
- Oui, c'est qui ?
- C'est Jean-luc. Tu sais depuis qu'on s'est vu l'autre jour et que tu m'as parlé de ton expo,
j'arrête pas d'y penser.
- Qui ça ?
- Jean-luc, on s'est vu à Bordeaux pour la fête de K.
- Ah oui, jean-luc ! D'accord ! Le sujet te plait ? Tu auras le temps d'envoyer quelque chose ?
- Je sais pas, mais je ne crois pas pouvoir faire autrement. Je me suis senti limité en parlant
des angles possibles avec toi. Ca m'a troublé de me voir si peu réactif.
- Tu t'es senti idiot ?
- Ouais, si seulement. On trouve tellement d'idiots hypercréatifs, au moins dans la littérature.
- T'es pas obligé de participer.
- Ouais, mais si. Je voudrais vraiment sortir un truc à l'arrache, un truc urgentissime,
c'est mon fond de commerce, j'ai toujours raconté que j'adorais ça.
- Tu veux juste cajoler une petite vanité ?
- Y'a de ça, c'est un truc comme ça. Une brûlure sur une cicatrice très ancienne mais dont la peau est restée toute fine. Je croyais en avoir plein les tiroirs mais je ne trouve que des vieux prospectus à moitié moisis.
- Arrête tes métaphores à deux balles. Si t'as rien tu joueras la prochaine fois.
- Y t'as pas fallu dix secondes pour me convaincre et là t'en rajoute une couche.
- Laisse tomber, on se reverra l'année prochaine.
- .
- T'es toujours là ?
- Je ne sais pas très bien.
- T'as jusqu'à samedi, plutôt vendredi soir minuit.
- Ok, c'est clair.
- Salut.
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